Convertisseur courant-tension
Certains capteurs fournissent un courant comme grandeur électrique de sortie. C’est le cas par exemple de la photodiode, qui délivre un courant dépendant de la lumière. En biologie, il existe des processus qui émettent de la lumière, dont l’intensité peut être mesurée avec des photodiodes. Nous cherchons une solution permettant, dans le traitement analogique du signal, de convertir un courant en une tension adaptée au CAN. C’est le rôle du convertisseur courant-tension, appelé aussi amplificateur à transimpédance (TIA). J’utiliserai désormais cette abréviation.
Le TIA repose sur l’amplificateur inverseur.

L’amplificateur inverseur fournit en sortie le courant de la maille d’entrée multiplié par R2. Si un capteur injecte ce courant directement dans le nœud entre R1 et R2, la tension de sortie de l’AOP est déjà proportionnelle au courant d’entrée. Un montage réalisant cela se présente ainsi :

Le courant du capteur est modélisé par une source de courant idéale. On branche donc une photodiode directement sur l’entrée de l’AOP.
Un capteur réel constitue toujours une source de courant réelle. Il présente donc une résistance de sortie. Modifions en conséquence le modèle du capteur dans le montage :

La tension Ud entre les deux entrées de l’AOP vaut toujours 0 V. La source de courant et sa résistance interne sont en parallèle avec Ud. Il n’y a donc de tension ni aux bornes de la source de courant, ni aux bornes de la résistance interne. Le courant dans la résistance interne – qui fausserait en fait la mesure – est toujours nul dans ce montage. C’est pourquoi on l’utilise volontiers pour la mesure de courant.